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Publications ICRA
Short stories au Mali

 

Madagascar 2004

Concilier exploitation des ressources naturelles et protection de la forêt. Cas du Corridor Forestier de Fianarantsoa.

Institution d'accueil: Centre National de Recherches sur l'Environnement (CNRE)

Autres Partenaires/Acteurs: Programme Gestion des Espaces Ruraux et Environnement à Madagascar (GEREM-Fianarantsoa) – IRD (Institut de Recherche pour le Développement)

Thème: Agroforesterie – Gestion des Ressources Naturelles - Ecologie

Lieu: Fianarantsoa

Série de Documents de travail ICRA: N° 120

Contexte: La politique nationale en matière de gestion des ressources naturelles se caractérise par un changement important: d’une approche conservasionniste vers une approche écorégionale. Il est nécessaire de maintenir la connectivité entre des espaces naturels de biodiversité, en particulier les forêts tropicales reliés par des corridors permettant le flux des espèces. L’implication des populations locales dans la gestion des ressources naturelles devient prééminente.

Objectifs: Aider le CNRE à affiner ses connaissances de la zone et à mieux préciser ses sites d’intervention. Plus spécifiquement: identifier les différents acteurs présents dans la zone du corridor, décrire les conditions d’emprise agricole sur le corridor, déterminer les forces agissant sur la déforestation, faire des recommandations aux organismes de développement et de conservation de l’environnement sur les actions prioritaires à mener dans la région du corridor.

Résultats: Les principaux points suivants constituent des réponses aux questions de recherche:

  • Les systèmes de production sont fortement déterminés par l’irrigation et la culture sur tavy
  • Les utilisations de la forêt sont variées mais centrées sur le tavy
  • Les acteurs locaux manquent de synergie et des exploitants sont sans soutien
  • L’ouverture de nouvelles voies de communication et l’amélioration de celles existant, l’alphabétisation fonctionnelle et l’éducation, la sécurisation foncière sont des mesures pertinentes qui combinent incitations, participation et respect de la réglementation.

Membres de l'équipe ICRA:

NomNationalitéInstitutDiscipline
Michelle ANDRIAMAHAZOMadagascarMinistère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche (MAEP)Développement rural
Célestine Yvette EBENE ONANACamerounCentre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR)Anthropologie
Adamou IBRAHIMACamerounUniversité de NgaoundéréEcologie-Botanique
Kouadio Boniface KOMENACôte d'IvoireUniversité de Bouaké /td>Economie rurale
Jacques RAZAFINDRANDIMBY (homologue)MadagascarCentre National de Recherches sur l'Environnement (CNRE) Ecologie Forestière

Evaluateur: Dr Nour Sellamna (France), ICRA, Coordinateur du Programme Francophone

Résumé: Cette étude a été menée dans la région de Fianarantsoa à Madagascar. L’accent est mis sur l’impact des systèmes de production et des prélèvements des produits forestiers par les deux importantes communautés riveraines du corridor forestier, les Betsileo à l’Ouest et les Tanala à l’Est. Le rôle des acteurs est également pris en compte. Un village a été choisi de chaque côté du corridor. Les méthodes utilisées sont la MARP, l’observation et l’enquête d’exploitation. Les résultats ont montré que les systèmes de production les plus importants sont la riziculture irriguée et la pratique du tavy respectivement chez les Betsileo et chez les Tanala. L’élevage est de type traditionnel, mais les zébus jouent un rôle important dans la fertilité et le piétinement des rizières chez les Betsileo et dans l’allégement des charges sociales chez les Tanala. L’élevage de volaille constitue une source de revenus pendant la période de soudure pour les deux communautés. La pression sur la terre conduit les Betsileo à la conquête des nouvelles terres aménageables en rizière dans la forêt, alors que la sécurisation foncière défaillante sont les causes conduisant les paysans Tanala à conquérir les terres forestières pour la pratique du tavy. La tendance actuelle à la conversion des caféiers en champs de canne à sucre pour la fabrication du rhum local (Toaka gasy) conduit également à la conversion des terres forestières. Une stratégie de cogestion entre les diverses communautés locales et l’Etat a été mise en place. Mais celle-ci a montré ses limites par manque de suivi. Par ailleurs, les organismes intervenant dans le corridor voient leurs interventions limitées dans les zones à accès facile, et les programmes d’activités ne prennent pas en compte toutes les aspirations des bénéficiaires.

Une stratégie combinant incitation, participation et respect de la réglementation s’avère nécessaire pour la sauvegarde du corridor forestier. Cette stratégie proposée est celle de la cogestion où l’engagement, l’implication et la participation de toutes les parties prenantes sont nécessaires. Il s’agit tout d’abord de disposer d’un réseau de transport et de communication pour désenclaver les zones inaccessibles où aucune intervention n’a encore été menée. Cette disposition devra s’accompagner d’une éducation et d’une alphabétisation fonctionnelle de la population.

Mots-clés: système de production, produits forestiers, biodiversité, corridor forestier, Fianarantsoa, Madagascar.

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